Louis Vuitton vs Dave Navarro

Dave Navarro, le guitariste de Janes’ Addiction (et intermittent chez les RHCP) s’étonne sur son blog d’avoir reçu une lettre de mise en demeure émanant du service juridique de Louis Vuitton. Le motif de l’émoi du maroquinier réside dans la sangle de guitare utilisée sur scène par le musicien : celle-ci est décorée du célèbre motif propre à LV.

Navarro reconnait qu’il s’agit de « faux LV guitar straps« . Pris la main dans le sac, le guitariste souligne qu’il est un fidèle de la marque et possède divers autres sacs, ceintures, portefeuilles, bottes et vêtements Vuitton authentiques. Même son « sac de gym » est un Vuitton.

Du coup, il a du mal à digérer la missive de Louis Vuitton qui expose l’un de ses griefs par la phrase suivante : « We have no doubt that this copying has been willful and is intended to trade upon the fame and cachet of the LV Trademarks to elevate the status of the infringing Guitar Strap, and of Jane’s Addiction. »

Les relation entre artistes et Louis Vuitton et l’image de marque respectivement véhiculée est une chose délicate. L’entourage de Britney Spears se souvient encore du prix élevé de la faute de goût commise par la chanteuse dans un clip où une contrefaçon du motif Cherry Blossom était visible pendant une seconde. Le jugement avait retenu que l’image de B. Spears n’était par tout à fait Vuitton-compatible (contrairement à celle de Keith Richards).

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Frédéric Glaize 2 Comments
2 Comments
  1. C’est parfaitement stupide comme comportement, celui de Vuitton ( la marque au melon ) j’entend. Dave Navarro leur fait de la publicité gratuite en portant sur scène cette sangle ( dont je doute qu’il aurait été assez stupide pour la commercialiser ensuite sous une « signature » ), et le maroquinier arrogant vient s’indigner et fait preuve d’une paranoia pas croyable. D’autant que visiblement Dave est un bon client de la marque, et qu’il n’est pas du genre à donner une mauvaise image à la marque ( il fait peu parler de lui en mal ). Y a un moment faut arreter le foutage de gueule quand même.

  2. L’argument de la « publicité gratuite », c’est un peu la tarte à la crème des contrefacteurs.
    La bandoulière est une contrefaçon, LV peut la faire interdire en exerçant ses droits de PI. Le fait d’être bon client ne confère pas un droit à contrefaire.
    Si le maroquinier n’était pas paranoïaque pour protéger ses droits, il y a longtemps que les droits en question ne vaudraient plus rien.

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